Bonne année, en résonance … !





Ce matin, la terre est blanche et gelée.

Tout semble être endormi.

La sève, enfouie au plus profond dans la racine, prépare secrètement le renouveau printanier.

Mais y aura -t-il un réel renouveau ?

Ou cela sera t-il encore et toujours l’éternelle répétition de l’ancien ?

Pour un changement, ne faudrait-il pas une écoute… Une écoute de ce qu’il y a à changer ?

Une écoute des souffles-énergie, de leurs circulations, de leurs perturbations, de leurs mutations,… dehors comme dedans….

Pour un changement, ne faudrait-il pas une intention ? Intention d’abandonner sa crispation, sa résistance, sa tension…

Ne faudrait-il pas pouvoir changer d’orientation, changer le sens, le cours, le rythme…

Car tout est rythme, tout est souffle, énergie. Tout vibre.

Il y a des souffles terrestres, des souffles humains, et des souffles célestes.

Il y a des souffles sains et des souffles malsains, pervers ou pathogènes.

C’est tout le travail du médecin chinois, mais pas seulement. C’est tout notre travail d’homme. Médiateur entre terre et ciel, disent les chinois en « écho » à ce qui était aussi force de loi dans nos contrées occidentales.

Hippocrate, père de notre médecine, dans son « traité des airs et des eaux » (IV siècle avant JC) disait :

« Lorsqu’un médecin arrive dans une ville inconnue, il en observe la situation et les rapports avec le vent et le lever du soleil. Il acquerra des notions très précises sur la nature des eaux dont les habitants font usage, si elles sont lacustres, molles ou dures ou encore sortant des rocailles. Il étudiera les divers états du sol qui est tantôt nu, tantôt boisé, tantôt bas, tantôt brûlé de chaleurs étouffantes, tantôt haut et froid. C’est à partir de là qu’il faut commencer pour juger de chaque chose. Le médecin instruit sur ces points n’ignorera pas de la sorte les maladies locales, ni la nature des maladies générales de sorte qu’il ne commettra pas d’erreur dans lesquelles tomberaient ceux qui n’auraient pas approfondi ces données essentielles. En général, tout ce que produit la terre est conforme à la terre elle même. En partant de ces observations, on pourra donc juger du reste sans crainte de se tromper… ».

Curieusement « vents et eaux » est le terme exact chinois pour dire « feng shui », l’antique géomancie chinoise qui était, on l’a oublié, une partie intégrante des études médicales de la grande médecine chinoise jusqu’à il y a très peu de temps.

Citons le grand médecin des Tang, Sun si miao (581 / 682), dans son  « recueil aux 10 000 pièces  d’or »:

« Un bon médecin, se doit non seulement d’examiner le patient mais également son environnement direct et indirect. Bon nombre de maladies dont les plus difficiles à soigner sont liées directement aux perturbations de terrain et de l’habitat. Oublier de considérer cela est une faute professionnelle… ».

A l’heure où l’on commence à ouvrir les yeux sur les influences profondément néfastes pour la santé des pollutions chimiques, des rayonnements électromagnétiques et hautes fréquences, on en aurait presque oublié que dormir sur des cours d’eau souterrains, des failles géologiques, d’anciennes galeries de mines, des masses métalliques, sur des nœuds géopathogènes, dit la géobiologie occidentale, est tout autant préjudiciable à la santé.

Bon nombre de maladies graves des hommes, des animaux et des végétaux ont leur origine ici : dans notre manque de sensibilité, d’écoute, d’importance accordée aux lieux, aux circulations, aux souffles, et à nos actes source de bien des souffrances.

Ces réseaux de rayonnements telluriques, mis en évidence il y a peu par de grands physiciens internationaux (Hartman, Curry, Perey,…), sont connus depuis la nuit des temps. Les grandes architectures, du Mont Saint Michel à la cathédrale de Chartres, en passant par les sites mégalithiques (Carnac, Stonehenge…) ne sont qu’une preuve vivante de ce bien commun à toute l’humanité. La profonde conscience de notre unité terre-homme-ciel.

La source de toutes nos maladies a une origine : le décentrage, la sortie de l’axe, la séparation, la dis-traction, la perte du sens commun, de la valeur de l’existence, bref, de notre Grandeur…


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Les arbres quant à eux…cherchent toujours à éviter les noeuds géopathogènes et les cours d’eau souterrains nocifs. Ici, à l’arboretum de la forêt de Grimbosq, Un arbre malheureusement planté sur un croisement géopathogène (Hartman) doublé d’un cours d’eau souterrain mis en évidence à la baguette de sourcier et aux « rods ». 

De quoi donner envie de se pousser un peu !…


Le terme de « radiesthésie » inventé par l’abbé Bouly pour décrire les anciennes méthodes occidentales de perceptions des rayonnements des objets, signifie « sensibilité aux rayonnements ». Ce qu’en Asie on nomme « résonance ». Car tout vibre avons nous dit. Certains êtres plus sensibles que d’autres peuvent ressentir l’eau, les vibrations émises par certains corps de façon très subtile et également agir sur leur cours, leur trajet, leur matière.

Le médecin chinois, avec ses aiguilles, ses mains, charme, accorde les souffles… Il « plante des pins et dresse des pierres » comme le druide autrefois avec ses menhirs et autre dolmen sur la terre pour le soin de tous les êtres…

L’état de qigong est cet état de réceptivité au cosmos, à ses souffles dont nous sommes et leur influence sur nos vies. La pratique vise à nous accorder, à nous mettre en résonance.

« Yang sheng » l’entretien du principe vital, une des plus anciennes appellations de ce que nous appelons aujourd’hui : Qigong , signifie : « prendre soin, nourrir la vie, le principe vital ».

Il ne consiste pas à prendre quelques bonnes résolutions pour son confort personnel saupoudrées dans sa semaine ou sa journée, à faire quelques exercices exotiques auxquels on ne comprends rien, mais à sentir… Sentir et réaliser profondément, viscéralement, notre nature interdépendante avec touts les êtres, nos habitats et la nature elle même. Réaliser que nos actes eux mêmes peuvent nous empoisonner ou nous sauver.

Il est grand temps de la responsabilité.

Dans le silence de nos obscures nuits, de nos absences, de notre ignorance, les souffles contaminés du ciel et la terre de tous les êtres continuent a secrètement travailler, informer, influencer la trame de nos existences.

Une maison énergétiquement faible, mal orientée, traversée par de nombreux courants souterrains ou aériens, aspire ses occupants, les vide de leur énergie… de même, un habitant épuisé pompe l’énergie de sa maison. Il convient d’harmoniser à la fois la personne et le lieu pour un habitat harmonieux.

L’homme ne doit pas épuiser, vider de toute substance la propre terre de son corps, la terre de son propre esprit, de sa maison, et de la terre-nature qui le soutiennent. Un homme bien nourrit énergétiquement recharge sa maison, de la même façon qu’une maison saine et harmonieuse nourrit ses habitants. Une vie harmonieuse est un témoignage de son centrage, elle respire. N’est il pas grand temps de vivre paisiblement sur cette belle terre en harmonie avec tous les êtres ?

Alors la pratique nous soutient, soutient notre habitat, notre famille, la terre elle même. Elle est le « faîte suprême ».



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Rechargement auprès de “l’arbre des guérisseurs” : le chêne.


Me Cheng, après 40 ans de pratique, résumait ainsi son Taïchi : « Recevoir le souffle du ciel, comprendre l’essence de la terre pour échanger paisiblement avec tous les êtres… ».

Yangsheng est avant tout une pratique d’attention, de vigilance, d’écoute profonde et donc de silence pour nourrir et donc agir, engendrer ce qui est sain et arrêter ce qui est pathogène ou malsain.

En cette époque de vœux, puissions nous comprendre enfin l’urgente et l’extrême importance de notre comportement et du plus simple de nos actes dans notre plus simple quotidien.

Il ne s’agit pas de devenir paranoïaque, mais conscient de notre Grandeur et responsable de la réelle valeur et portée de notre agir.

Etre d’accord ne suffit pas, l’accord se scelle par un Agir conforme. L’agir est essentiel, il est le changement. Lire l’ordonnance ne suffit pas : il faut prendre le médicament.

Pratiquer le Qigong, le Taïchi, sans être à l’écoute, à l’attention de l’énergie, des souffles qui nous entourent, sans prendre soin de ce qui nous entoure, sans être sensible à la protection de l’environnement, de la nature et de sa biodiversité, c’est n’avoir rien compris à ce que nous sommes et donc ne sert surtout à rien.

Je vous souhaite donc une belle et joyeuse année d’écoute en résonance !


Les anciens pratiquaient l’acupuncture terrestre sur cavités telluriques… L’initiation commence au plus jeune âge…

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Menhir de “la pierre tournante” en Pays d’Auge…


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Sous l’effet des cours d’eau, les arbres peuvent totalement se coucher.

Hérald Loygue

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