Que nous manque t-il donc ?





Nous avons tout ou presque analysé, fouillé, extrait, disséqué,
ce qui fait la fleur et son parfum…

Nous avons tout dépecé
sans que cela nous serve de rien…

Sur ce champ de sel, ce champ de ruine,
nous n’avons pas pour autant fleuri !

Nous avons sondé la terre qui la porte et la graine d’où elle vient,
creusé son sang et son odeur et pourtant…

Nous n’avons pas fleuri.

Qu’est ce qui fait que, voyant l’issue fatale,
goûtant chaque jour l’amer,
nous soyons encore attachés aux poisons,
incapables d’un élan profond ?

Qu’est-ce qui fait que conscients de l’urgence,
nous restions dans la confusion ?…

Qu’est-ce qui fait que, frileux regroupés sur nous mêmes,
nous ne montrions pas notre véritable visage et retenions notre main ?

Nous sommes voilés,

nos roues, nos vies ne tournent plus rond,
ivres de nous mêmes nous titubons.

La seule vrai révolution dont nous avons été capable
est celle que chaque jour autour de notre propre nombril nous exerçons.

Dés lors, accroché à notre étroitesse
comment accéder à la grandeur ?

Que nous manque t-il donc ?

H.L

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