Où est l’essentiel de notre vie ?

Où est l’essentiel de notre vie ?

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« Ce n’est pas au printemps que les arbres fleurissent,

lorsque les arbres fleurissent, c’est le printemps »


Voici venir le printemps dit-on, une nouvelle énergie fraîche vient se présenter… dehors comme dedans.

Notre terre, notre chair, notre sang devraient en témoigner.

A quoi allons nous l’utiliser ? A quoi vais-je consacrer ma vie et mes journées ?

Avec le printemps, vient l’élaboration ou le renouvellement d’un nouveau projet de vie, avec Lui vient la promesse de la récolte, la joie du labeur ainsi que celle de goûter les fruits…

La pratique du Taïchi ne parle de rien d’autre… Elle nous parle de cultiver notre jardin, notre vie…

Elle ne se cantonne pas à un jardin extérieur, de surface, dont on ne s’occuperait qu’à coté de sa vie.

Nous sommes le Taïchi, nous sommes l’univers entier, nous sommes l’être et la vie !

Notre attitude à ce sujet en est-elle le reflet ?

« Rester droit et détendu quoi qu’il arrive, relâcher, s’enfoncer, transformer, s’oublier et suivre, ne pas résister… » ne sont pas des outils supplémentaires dans la trousse déjà débordante au service de l’ego.

Ce sont des invites à l’expérience, au changement de regard, à la transformation, au retour, à fleurir, à la Vie de ma vie.

L’époque est à l’accumulation de savoirs, à la collection, aux outils, aux reconnaissances de tous poils, aux initiations en tous genres, au surf sur les vagues…

A quand la noyade ?

Car l’air n’est pas « intéressant » pour celui qui se noie, il est vital ! N’est-ce pas ?

La co-naissance implique un retournement, un abandon, une ascèse, une praxis

Cette praxis ne peut être limitée à un environnement particulier, à des circonstances… tout est mon regard, mon jardin, ma terre et ma vie. Toutes mes activités sont la pratique, la culture de ma terre, celle de mon propre esprit, mon Tao, mon Taïchi…

Se tenir droit ne peut s’effectuer sans racine, sans enracinement, sans verticalité, et dans quelle terre, dans quel ciel allons-nous enraciner notre vie ?

Les petits savoirs rassurants comme autant de traitements chimiques empoisonnent, stérilisent, épuisent, contaminent notre terre, nous emprisonnent, renforcent ce qui nous sépare de la vie, nous sortent de nous mêmes. Une culture intensive « hors sol » sous lumières artificielles, en quelque sorte… Nous ne goûtons plus qu’à la coque, sans jamais connaître le fruit. L’habileté mentale nous enfonce toujours plus loin dans l’ignorance de notre nature fondamentale qui est Joie pure.

Et c’est à cette joie sans condition, à ce fruit, qu’on reconnaît l’arbre, le jardinier… et que l’on goûte et s’émerveille de la vie. Car s’il y a une seule porte de retour à la Source, elle est bien là, dans la capacité à s’émerveiller de cette vie qui généreusement à chaque instant offre son fruit…

La seule question est là toute entière pour notre vie…

Avons nous fleuri ?

Joyeux printemps.

Hérald Loygue

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