Les Arts du Taïchi

  • Réflexions du moment

Pérégrinations “martiales” N°1 : Emmanuel


Par Emmanuel


Mon professeur m’a récemment demandé de témoigner au sujet de mon parcours “martial”, afin de partager les quelques fruits de ces 27 dernières années passées à “arpenter” les dojos… Exercice assez difficile, car parler de soi n’est pas toujours chose aisée, et mis à part les cheveux blancs qui pointent, je ne me sens pas encore suffisamment “ancien” et ne vois donc pas en quoi ni pourquoi, mon parcours pourrait intéresser quiconque…

Cependant, au fil de mes réflexions sur l’orientation et la rédaction de cet article, me sont soudain revenus avec jubilation les souvenirs de mes débuts et du “feu sacré” qui les accompagnait… Jubilation certes mêlée d’un peu d’amertume, car je dois bien l’avouer, passé la quarantaine, même s’il reste les braises, ce feu sacré s’est un peu étouffé…

Je vous présente donc mes “pérégrinations martiales”, espérant que ce long monologue ne vous ennuiera pas, qu’il donnera envie aux débutants et que la jubilation du débutant sera contagieuse et fera écho à l’expérience des pratiquants plus anciens…


J’ai donc débuté le karaté en septembre 1988. J’avais 15 ans. A cette époque, le karaté était en plein développement de masse… Binoclard un peu “intello” sur les bords, sportif mais pas très costaud ni sûr de moi, cela faisait un petit bout de temps que me trottait dans la tête l’idée de tester un sport de combat ou un “art-martial”… Je voulais avant tout apprendre à devenir fort et me défendre, mais avais aussi en tête les belles histoires des films “karate kid” (sortis en 84 et 86) qui avaient baigné mon enfance…

Je me suis donc inscrit à une séance d’essai un soir par hasard, hésitant entre ce cours d’essai et une séance au cinéma… Heureusement que je n’ai pas préféré le cinéma ce jour là !

Je ne sais pas si l’on peut parler de “coup de foudre” en ce qui concerne un art martial, mais dès la première année, la pratique devint une passion… quotidienne… Je passe donc vite de 3 cours hebdomadaires, à 4 puis 6, pour finalement ne jamais manquer un cours…

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Mon premier “sensei” : Christian Hamonou, dans l’un des plus vieux dôjo de karaté de Bretagne, celui de M. Guillo à Paimpol.

Mon professeur de l’époque avait une conception du karaté assez personnelle, qui m’avait immédiatement séduit. Au delà des guerres de styles ou des techniques académiques, il nous faisait souvent passer de longs moments à travailler finement certains mouvements de hanche, de poignet ou certaines méthodes de déplacement, n’hésitant pas à piocher dans les différents autres styles que son style originel (le shotokan). Ancien “videur de boite de nuit”, d’un caractère pour le moins “bagarreur”, il avait une certaine expérience du combat “viril” et ne nous enseignait donc pas de “fioritures”, proposant des applications de formes (kata) toujours cohérentes… Avare de compliments, il privilégiait l’expérimentation avant l’explication, et n’hésitait pas à “éprouver physiquement et moralement” ses élèves, tout en respectant leurs limites…

Je resterai 10 années à ses cotés… Il enseignait dans différentes villes de Bretagne, éloignées entre-elles. Etant trop jeune pour conduire, je m’arrangeais pour me faire transporter afin d’assister à tous les cours, parcourant ainsi près de 400 km par semaine pour suivre mon professeur. Peut-être avait-il aussi vu en moi un certain enthousiasme, car avant que j’obtienne le permis de conduire, il venait lui-même régulièrement me chercher pour participer aux cours et me ramenait chez moi. Ces déplacements en voiture étaient autant d’occasions de le questionner sur la pratique… Il m’avouera quelques années plus tard, qu’il me trouvait parfois un peu “envahissant” !

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Souvenirs, souvenirs… Pratique des armes du kobudo 1990.

Je progresse ainsi relativement vite, profitant des périodes de vacances pour aller m’entraîner sur la plage avec mes partenaires, ou seul en forêt… Je me servais des arbres comme “makiwara” improvisés (plastrons de frappe) et revenais de mes entraînements personnels, tout fier d’avoir les mains ensanglantées ou les avant-bras bleus ! A l’époque, je tenais un “journal de pratique” dans lequel je notais mes trouvailles, mes interrogations, et un résumé de chaque cours, stage, ou compétition auxquels je participais et l’expérience que j’en tirais… Au bout de quelques années, je commence à assister mon professeur puis à animer des cours, d’abords auprès des jeunes, puis des adultes…

Très rapidement, mon objectif n’est pas de passer des grades, mais de devenir professeur à mon tour… et pour cela, l’étape nécessaire : la ceinture noire… Les week-ends, lorsque je ne participais pas aux compétitions, c’était aux stages internes à mon école ou aux stages d’experts : Guillo, Boucabeille, Tramontini, Boutin, Rousseau, Moreau, Ledy… J’y découvrirai ainsi d’autres styles, et notamment les armes d’okinawa, le kobudo… J’aimais beaucoup le bâton…

Après le Bac, je profite de mes années d’étudiant à Brest pour m’inscrire, avec l’aval de mon professeur, dans 3 clubs différents, m’arrangeant pour donner quelques cours en échange de réductions des cotisations ! Je pouvais ainsi varier les styles et types d’enseignement (certains clubs étant plus axés sur la technique, d’autres sur le combat), et surtout “jouer” sur les horaires et possibilités de pratique… Je pouvais ainsi m’entraîner quotidiennement et même plusieurs fois par jour… rentrant le week-end dans mon club “natal” pour participer aux cours du vendredi soir et du Week-end… Une période épique !

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Compétition Karaté – 1992

Ma principale recherche à l’époque, comme beaucoup d’entre nous, était celle de l’efficacité “martiale”… Je me délectais alors des chroniques proposées par la revue “Karaté Bushido” celles de Kenji Tokitsu, mais surtout d’Henry Plée, lui écrivant quelques lettres et attendant impatiemment la réponse. Je dévorais littéralement de nombreux ouvrages de science, de psychologie, de contes et “histoires de sagesse” des arts martiaux… Bref, je ramenais tout, absolument tout à la pratique, allant même jusqu’à nouer une ceinture de karaté sous mes vêtements pour participer aux examens de la Fac, afin de vérifier si l’effet de serrer fort une ceinture autour du “hara” (Dantien) induisait un effet psychologique favorisant la concentration !

Cependant, malgré la qualité de mon professeur et l’apport de toutes ces expériences, il y avait un manque dans ma pratique… Manque que je n’étais pas encore capable d’identifier, mais que je ressentais tout de même bien présent… Le karaté me semblait efficace, mais trop rigide et limité… et déjà les effets d’une pratique intensive se faisaient sentir, notamment au niveau de mon dos et de mes articulations… D’autre part, je voyais dans le karaté une véritable école de vie, me disant : “si le karaté est un art-martial valable pour la vie, et si je progresse en karaté, je devrais devenir meilleur dans tous les domaines, acquérir plus de sagesse, de concentration, etc… !”. Or, il devait y avoir quelque chose qui “clochait”, car je ne constatais pas d’améliorations notables dans les autres aspects de ma vie (gestion du stress, aptitudes physiques, relations avec autrui…), en dehors du karaté .

Je me lançai alors à la recherche de ce qui me manquait, sans toutefois savoir précisément ce dont il s’agissait… En parallèle avec le karaté, je m’inscrivis d’abord aux cours de jujitsu de la fac, mais renonçai assez rapidement, devant le caractère un peu trop “cool” des cours dispensés. Puis je passai à l’Aikido, à Brest, où enseignait alors Toshiro Suga, un japonais 6ème dan… J’y resterai une année. Ce qui me marqua le plus dans sa pratique furent la beauté et la qualité de ses chutes (ukemi), toutes en rondeur, en fluidité et sans le moindre bruit si ce n’est le claquement léger de ses mains sur le tatami. Il m’impressionnait aussi dans sa façon de manier le bokken (sabre de bois)…

Un ami “frère de pratique” qui était aussi étudiant, mais à Rennes, m’avait également  parlé d’un expert en jujitsu et en Systema (art martial souple russe), dont il suivait l’enseignement. Il m’invitait donc régulièrement chez lui pour participer aux cours et stages de Week-end de cet expert…

Tout cela me fit progressivement découvrir un pan jusqu’alors inconnu de la pratique : Il était possible de pratiquer souplement, efficacement, sans abîmer ou maltraiter son corps… Cela était assez nouveau pour moi, car étant adepte du makiwara, je m’imaginais surtout qu’il fallait s’endurcir les poings, les bras et les tibias, pour être capable “d’encaisser” et de frapper efficacement… Un esprit rigide dans un corps rigide… qui collait bien avec ma pratique…

J’avais déjà essayé une fois pourtant, un jour par hasard avant un cours de karaté, une séance découverte du taichi…  Mais bien qu’animée par une professeur chinoise, celle-ci ne m’avait pas vraiment convaincue…

Je réalisai donc que ce qui me plaisait finalement dans les arts martiaux, c’était la fluidité et la capacité à vaincre l’adversaire sans utiliser trop de force, ou mieux, en utilisant l’énergie adverse !

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Lors d’une démonstration en 1993

Après mes études, je dû partir au service militaire… J’eu la chance de bénéficier d’un “piston” et d’être affecté en tant que professeur d’EPS / enseignant de karaté à l’arsenal de Brest… Cela me permettait non seulement de continuer la pratique aux mêmes endroits qu’auparavant, mais en outre, étant affecté au sein d’un gymnase/dojo, avec des coéquipiers pratiquant le judo et le karaté, j’avais la chance de disposer de beaucoup de temps et de partenaires pour m’entraîner, pour préparer mon brevet d’état, mais également pour analyser et structurer ma pratique. Je donnais des cours de karaté plusieurs fois par semaine aux militaires de passage, participais aux cours de judo de mes collègues et avais ainsi de nombreuses opportunités pour me perfectionner. Durant cette période, je participerai à plusieurs compétitions militaires et découvrirai également une nouvelle discipline formidable : l’escrime occidentale, essentiellement l’épée, dans laquelle je m’entraîne plusieurs fois par semaine avec grand plaisir et participe à quelques compétitions… Cette période “militaire” aura été une étape importante de ma “carrière martiale”, je disposais en effet de beaucoup de temps pour comparer et m’interroger sur ma pratique et sa cohérence…

Après l’armée, brevet d’état en poche, retour dans ma ville natale, pour une période de chômage qui s’avèrera également riche au niveau de la pratique…  A la demande de mon professeur, victime de problèmes de santé, je le remplace dans son dojo et monte une association de karaté dans ma ville natale, afin d’y enseigner en alternance avec lui… mais des tensions internes avec le président de l’association amènent mon professeur à quitter l’aventure au bout de quelques mois… Je le suivrai dans ce départ… Cette période de 6 mois sans “dojo”, me laissera livré à moi-même, donc forcé de poursuivre mon entraînement et mes recherches en solo…

J’installe donc une vieille moquette dans le garage de mes parents, qui me servira temporairement de “dojo” de fortune. J’avais le pressentiment qu’il ne fallait pas aborder les multiples techniques du karaté en tant que telles, mais plutôt rechercher les principes communs de chacune, ce qui permettait d’appliquer une même “technique” de multiples façons… Un mouvement de base, par exemple comme le “gedan barai” (“blocage de haut en bas”), si l’on en affinait le principe, devait pouvoir s’appliquer sous forme de projection, de clé, d’étranglement ou d’atemi…

C’est en début 1998 que je trouverai mon premier emploi, en région parisienne… J’étais un peu déchiré entre le fait de devoir quitter ma Bretagne natale et les opportunités intéressantes de pratique que représentait la région parisienne. Dès mon arrivée en poste, je me renseigne donc sur les associations locales d’arts martiaux et par chance, découvre qu’une association de Yoseikan Budo dispense ses cours à deux pas de chez moi ! Je m’y inscrit donc, ainsi qu’au club de judo local, afin d’être sûr de pouvoir pratiquer chaque jour…

La pratique du Yoseikan Budo se rapproche assez de ce que je cherchais à l’époque : une discipline complète, incluant, non seulement les atemis, mais aussi les luxation et projections, les assauts libres et le travail des armes… La région parisienne regorgeait en outre de possibilités de rencontrer des experts. Je ne m’en privais pas, participant dès que possibles aux différents stages parisiens… J’eu ainsi l’opportunité de rencontrer de nombreuses figures renommées des arts martiaux : Hiroo Mochizuki en Yoseikan Budo, Kenyu Chinen en karaté d’Okinawa, Kenji Tokitsu en “taïchi de combat”, Jaques Tapol, Henry et Pascal Plée en Karaté, Bernard Bordas en Ninjutsu, et quelques autres dont je ne me souviens plus du nom… Ce sera un foisonnement de découvertes ininterrompu !

Cependant, bien que peu à peu plus sûr de moi, voire parfois bien orgueilleux, je sentais qu’il manquait encore quelque chose à ma pratique, quelque chose de difficile à analyser… Comme si la pratique était encore “séparée” de ma vie, et que malgré le nombre d’heures hebdomadaires que j’y consacrais, il y avait encore distinction entre ma vie quotidienne et la pratique…

Le mal du pays, associé à un contexte de “banlieue difficile” dans lequel je travaillais, m’amenèrent à envisager de me rapprocher de l’Ouest, et je commençai chercher un autre emploi.

Coup de chance, ou coup du destin, mon ami pratiquant de Rennes m’envoya à la même période, une cassette vidéo (Youtube n’existait pas encore !) d’un stage d’un certain “Monsieur Loyd” de Caen, auquel son professeur de jujitsu/systema avait participé…

A la découverte de cette vidéo, je dois dire que je fus subjugué… Il s’agissait d’un système alors appelé “Korankan kempo”, qui proposait à mon sens toutes les facettes des arts martiaux. Le “senseï” me semblait extrêmement compétent, à la fois fluide et dense, percutant et souple… Tout ce qui correspondait alors à l’idée que je me faisait de l’efficacité martiale…

Je me suis donc dit : “Voilà enfin ce que tu cherches depuis si longtemps !”…

Peut-être le fait de désirer ardemment quelque chose est-il susceptible d’influencer le cours du destin ? En tout cas, en quelques semaines seulement, je trouve une offre d’emploi, y postule avec succès, et débarque à Caen en novembre 1999…

Sans perdre une seconde, je m’inscrit à l’académie “Lomapaï d’Hérald Loygue”…

Les possibilités de pratique étaient alors multiples : plusieurs cours chaque jour, de nombreuses disciplines différentes, etc… Les cours avaient alors lieu dans un petit dojo traditionnel au Vaugueux, le vieux quartier de Caen, celui des restaurants, au fond d’une impasse qui rappelait le dojo mythique de la Montagne Sainte Geneviève à Paris (celui de la famille Plée).

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Cours d’Eskrima, à l’école Lishan

Afin de ne rien manquer de cet enseignement, je m’inscrivis également à la Fac de Caen, car l’école Lomapaï y proposait tous les mardis, des cours ouverts aux seuls étudiants…

Je repris donc le même rythme d’entraînement qu’auparavant et découvrirai de nombreuses disciplines en quelques années au sein de cette école : Tang Lang, Hsing I chuan, Muay Thaï, Eskrima, Taïchi, Yiquan, …). Outre l’aspect “technique”, une ouverture à la culture et à la philosophie des arts-martiaux était également proposée ainsi qu’un enseignement de la spiritualité liée aux arts-martiaux…

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En Allemagne à Berlin en 2004, où Sifu Hérald nous a permis de rencontrer son professeur, Chen Shi Jong.

 

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Tuishou avec Me Chen Shi Jong, en 2004

Ainsi, peu à peu, je commençais à comprendre ce qui avait toujours manqué à ma pratique, et une différence de taille s’installa progressivement par rapport à mon précédent parcours : la pratique s’intégrait à ma vie quotidienne… Il n’y avait plus les cours et la pratique d’un coté, et ma vie de l’autre… Tout commençait à s’entremêler… La cérémonie du thé, la méditation, l’importance de pratiquer chaque jour chez soi, d’être centré et vigilant dans chaque geste du quotidien, que ce soit pour faire la vaisselle ou passer l’aspirateur… Tout cela prenait forme… Je découvrais également l’importance de la pratique pour la santé : l’art de prendre soin de son corps à travers le qigong, ou du corps de l’autre, à travers les arts de soin traditionnels chinois (shiatsu, tuina) auxquels nous étions également initiés…

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Lors d’un entraînement à la maison : 2004
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Muay-thaï lors du traditionnel stage de Nantes dirigé par Sifu Hérald – 2013
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Lors du stage de Muay thaï, avec Sifu Hérald, Thierry et Baptiste – 2013

Au fil du temps, le Taichi Chuan deviendra le coeur de la pratique proposée par l’école Lomapaï, qui à cette occasion changera de nom pour devenir l’école “Lishan”. Un Taïchi vivant, qui englobe tous les aspects de la pratique… affirmant ainsi chez moi la conviction que j’avais enfin trouvé ce que je recherchais depuis toujours… Enfin une pratique cohérente, partie intégrante de la vie, qui en plus d’être efficace, place la santé et la spiritualité au coeur de son système…

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Pratique du “marteau de fer” et des balayages ! Construction du nouveau dojo de l’école Lishan.   Eté 2013 avec Sifu Hérald et Thierry

Dès lors, il n’était plus nécessaire pour moi de participer à d’autres stages, de rencontrer d’autres experts, puisque j’avais déjà tout “à portée de main”…  et les quelques stages “extérieurs” auxquels je participai encore ponctuellement (en Taïchi, avec Me Chen Shi Jong à Berlin, en Jisei do (Me Tokitsu), en Hsing I/Bagua (Me Luo de Xiu), en lutte chinoise (Me Maître Wang Wenyong), en Taïchi (J. Carmona),  ou en Qigong/Tuina (T. Bisio)…), ne firent que me ramener à la discipline qui était désormais “mon foyer” : le Gongfu de Sifu Hérald…

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Plus besoin de chercher, lorsque l’on a trouvé !

…Mais peut-être que fût-ce là également l’origine d’un certain “émoussement” de ma pratique ?

Aujourd’hui, le petit recul que je commence à avoir, me permet de mieux voir l’importance de ne pas “baisser sa garde”, que peu à peu, le quotidien, la vie de famille, le fait de n’avoir qu’à “ouvrir la bouche” pour être nourri, peuvent parfois laisser “le feu diminuer sous le chaudron”, selon l’image traditionnelle, ou faire passer  du mode “locomotive” au mode “wagon”… comme le dit souvent Sifu.

Après 27 ans de pérégrinations martiales, ma pratique à présent, c’est le Gongfu… Et même si le feu sacré s’est un peu affaibli, la braise persiste, et il ne tient souvent qu’à peu de choses pour raviver la flamme !

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