Partager cette page

Facebook

Newsletter

« Sans Tao, pas de kuntao… »

« Sans Tao, pas de kuntao… »

P1060507

Quelques précisions sur le Lishan kuntao…


Tout d’abord, le Kuntao en lui même n’est pas un art martial, mais un terme générique désignant l’ensemble des styles chinois “Hakka” du sud de la Chine.

Ces styles, par la migration de ce peuple toujours plus au sud, ont influencé de nombreux arts martiaux du sud-est asiatique : Silat, Muay Boran, Kali,….

Par conséquent, comme dans le karaté (Shotokan, Wado ryu, Kyoku, Shito ryu,…), il y a de nombreux styles de kuntao, aux influences variées.

Kuntao signifie  « voie du poing, de la boxe, … »


Cette définition souligne les trois composantes de cet art : Autoprotection (kun), art de vie, spiritualité (tao). A la violence, le Kuntao oppose la souplesse, le relâchement, l’intelligence, l’audace, l’énergie interne, la sagesse…

Le KUNTAO se divise en trois parties


L’art :

En lui même, le kuntao est une voie d’expression corporelle, physique, qui entretien le corps, le souffle, la souplesse, la santé. Dans de nombreux styles redoutables, chinois, malaisiens, philippins, thaï, ou indonésiens, la “danse martiale” fait partie intégrante de la préparation physique et psychologique du pratiquant.

Le travail des “formes” y est fondamental. Elles forment, donnent le sens de la rythmique du style, mais également de ses orientations tactiques et stratégiques. Construites de façon précise, elles développent l’énergie du pratiquant. La gestuelle du Kuntao est souple, ronde, harmonieuse. Elle cultive la beauté et son apparente lenteur cache un art fulgurant. La recherche esthétique a son secret, elle cultive la relation au souffle, à l’énergie.


L’auto-protection :

L’étude de notre Kuntao débute sous la forme de 5 styles animaux qui contiennent l’essence des techniques d’auto-protection. Chacun d’entre eux use d’une stratégie et tactique de combat différente.

Y sont étudiés :

  • Trois distances de combat : éloignée, médiane et rapprochée,
  • Trois systèmes défensifs (esquive, parade, blocage) et offensifs (percussion, préhension, mains collantes) qui composent l’arsenal technique.
  • Trois types de déplacements : carré triangle et cercle,
  • Trois distances d’armes : longue, médiane et courte, qui font partie de l’étude du kuntao. Elles apportent, outre l’aspect purement défensif, une autre capacité à se placer et se déplacer dans un espace agrandi.

Mais cela n’est que la partie extérieure de l’art, qui se remplit par une pratique intérieure ou interne (chikung/Qigong), véritable coeur de l’art.


La spiritualité : « Sans Tao, pas de kuntao » :

Comme de nombreux styles d’art martiaux, le Kuntao a subi l’influence des traditions spirituelles qu’il a traversé : bouddhisme, taoïsme, …

L’étudiant qui s’engage et chemine dans cet art est mû par une recherche sur lui-même. L’ennemi n’est pas à l’extérieur de soi, mais au plus profond de notre propre cœur. C’est notre peur, notre colère, notre manque d’attention, de bienveillance, notre égoïsme, … enracinés dans une conscience erronée de ce que nous sommes, qui nous empêchent de vivre et d’agir de façon juste…

Ce qui au départ n’était qu’un simple moyen d’auto-protection, peut faire cheminer l’étudiant vers l’étude et la réalisation de lui-même.

A travers le face à face et le face à soi (méditation), émerge ce que nous sommes… Sans masque, sans faux-semblants, nous marchons alors vers l’authenticité…

Autres articles récents

X