T’aï Chi : un constant Changement…

T’aï Chi : un constant Changement…

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Lorsque je demandais un jour à mon professeur :

Quel autre nom pourrait-on donner au T’aïchi Chuan ?“,

Il répondit : « Un constant changement ! »

Cette réponse ne doit pas être prise à la légère et devrait nous interroger, ainsi que tous les pratiquants de cet art, sur le fond et la forme de notre vie…

Vivons-nous selon ce Principe (LI) ou cherchons nous dans cette méthode, une sécurité supplémentaire, une stabilité nouvelle ?

Un nouveau départ est toujours l’occasion d’imprimer un nouveau mouvement, de se réajuster… Mais sur qui ou sur quoi ? Autour de quel centre, autour de quel axe s’organise ce que j’appelle ma vie ?…

Que voulons nous exactement ?

Sommes-nous dans nos actes très honnêtement en accord, ou tissons-nous de mauvais compromis pour assurer une stabilité illusoire, une sécurité plus spirituelle ?

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Un constant changement,
signifie que nous ne pouvons nous appuyer sur rien… que seul le changement est la nature de cet “uni-vers”, que cette nature n’est pas stable et qu’il n’y a nulle part, aucune stabilité, aucune sécurité.

Que nous sommes nés et que par conséquent, nous allons mourir….

Nos vies, nos maisons, nos motos, nos voitures, nos métiers, tout est impermanent.

Cela n’est pas nihiliste, mais d’un réalisme qui nous pousse a revenir à la fragilité de l’existence, à moins d’arrogance, à plus de délicatesse, de douceur, et d’abord envers nous mêmes. Nos démarches et nos actes sont si souvent emprunts de volontarisme, d’activisme, de frénésie, d’avidité, de contrôle incessant, de manque de conscience…

Cela signifie également que la racine de notre insatisfaction-souffrance et de nos conflits s’enracine dans notre résistance à ce changement et à la transformation, à cette fragilité que nous sommes… et voilà naturellement qu’apparaît la dureté…

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Dans cette résistance que nous appelons nous-mêmes, « moi », et qui s’oppose à l’autre, le fond n’est pas touché, le fond n’est pas atteint.

L’unique question est là, comme une évidence :

Allons-nous enfin être généreux ou pas, c’est à dire cesser dans tous nos actes, y compris dans une pratique telle que le Taïchi, la recherche d’un profit, d’un intérêt strictement individuel, et faire un pas en dehors de notre propre mât ?

H.L.

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