Un art,
une science,
un état d'esprit...

Le Kung fu du Taï Chi

« Il est aisé de vaincre cent ennemis tapis dans les montagnes,
mais ô combien difficile de déraciner l’unique caché dans son propre coeur... »   Wang Shou Jen

Kungfu

2 cours / semaine

Les Mardis & Jeudis

Le terme "Kung fu", en Chine, n'est pas un art martial mais un terme qualitatif qui définit une pratique, qu'elle soit l'art floral, l'art culinaire, la calligraphie ou l'art martial... Il y a de nombreux styles d'arts martiaux différents en Chine. Celui pratiqué dans notre école est le "Chuan du Taïchi"...  Cet art souple est issu de la rencontre entre les boxes de Shaolin et le Wutang paï taoïste.

En tant qu'art de vie, le Taïchi permet surtout de réduire l'impact des agressions du quotidien en privilégiant le "centrage et la verticalité", le développement du souffle et l'apaisement de l'esprit.

Rien n'est plus souple et plus faible que l'eau, mais pour dominer le dur et le fort, rien ne la surpasse.

Lao Tseu
Tao Te King

  • Souplesse & fluidité

En tant qu'art martial, ou " Kungfu", l'art du Taïchi Chuan, privilégie la souplesse, l'adaptation, l'absorption, la mobilité, le relâchement. Ici, dans cette "boxe interne", le travail s'effectue sans dureté, sans opposition, avec fluidité et souplesse (qui n'est en rien "mollesse" !).

  • "Jin" plutot que "Li"

Nous considérons toujours que l'adversaire, (ou la situation !) est le plus fort, le plus puissant... Il est donc vain de s'y opposer frontalement. La pratique permet de développer peu à peu l'usage d'une force plus "subtile", appelée "Jin", issue de la souplesse, de la flexibilité et du relâchement. Parfois appelée "force interne" car utilisant le moins possible la force "musculaire", elle se conçoit par opposition à "Li", force "externe", plus grossière...
"Jin" est basée essentiellement sur un alignement corporel et postural optimal ("les 5 arcs"), sur l'utilisation des leviers biomécaniques du corps, permettant de déployer un "minimum d'effort pour une efficacité néanmoins suffisante".

  • Nian jin, Ting jin, Dong jin, Hua jin, Fa jin…

La stratégie idéale sera donc de prendre contact le plus tôt possible avec "la Force" (="Jin") de l'adversaire (Nian jin : "Adhérer, coller") afin d'écouter, de sentir (Ting jin : "Ecouter") et de comprendre sa force, sa direction, son intention (Dong jin =  "comprendre"). Cette compréhension / perception permettra ensuite de contrôler "le centre adverse" pour ensuite transformer (="hua jin") son action, et éventuellement riposter, en dernier lieu (Fa jin : "exprimer la force"). Chacune de ces étapes est donc étudiée et approfondie conjointement.

  • Déplacements - Placements - Actions :

Avant même d'être en mesure de de mettre en oeuvre la première étape évoquée précédemment, "prendre contact", un travail important des déplacements est d'abord primordial, ce travail permettant un placement juste par rapport à l'adversaire à la situation, pour être en mesure d'écouter, de comprendre et d'avoir une action appropriée (neutraliser, transformer, riposter...).

  • Les principes plus que les techniques :

Le Kungfu du Taïchi Chuan ne se fonde pas sur l'application de techniques préconçues, mais sur "l'in-corporation" de principes (13 postures : 8 portes, 5 déplacements), applicables à de multiples situations. Ainsi par exemple, au coeur même du travail des postures de base, se cache le système des projections et des coups de pieds... Au sein des parades et neutralisations, celui des frappes... etc...

  • Pratique duelle semi-libérée et libérée (spontanée)

La pratique duelle semi-libérée et libérée permet de s'éprouver émotionnellement et physiquement dans le respect mutuel.

  • Système défensif

Dans sa stratégie martiale, le kungfu du Taïchi  propose d'éviter la confrontation directe et d'utiliser la force adverse pour la neutraliser. Son système défensif se fonde bien évidemment sur l'écoute, la compréhension des lois bio-mécaniques et le développement de la sensibilité tactile à travers l'exercice des "mains collantes".

Jiben Gong : Exercices "Racines"

Les exercices "racines", fondamentaux indispensables à la formation de votre "corps de taïchi". Adaptés pour le Taïchi Kungfu, ils comprennent différents exercices spécifiques d'assouplissement, de renforcement et de préparation du corps, avec notamment les "Païda" ("auto-percussions").

Dong Fa : Applications

Les applications des principes du taïchi et des mouvements étudiés dans la forme (taolu), avec un partenaire. Il s'agit en quelque sorte du "recueil technique" de l'école.

Na et Suan : L’art des saisies et des projections

Dans cette partie, on retrouve le travail fondamental de "céder", d'utiliser la force adverse, cher à la lutte chinoise (Shuaï Jiao) ou au Judô.

Da et Ti : Les percussions avec les membres supérieurs et inférieurs

Il s'agit là de la "Boxe Taïchi" à proprement parler...
L'art et la manière d'utiliser les différentes zone du corps (et pas seulement les bras et jambes) pour frapper. Sont notamment enseignées dans cette partie, les percussions spécifiques du Taïchi, ainsi que lez principales zones "sensibles" ou "points vitaux".

Qinna Shu : L'art de saisir et de contrôler

Les fameux Qinna (clés et luxations) du Taïchi, représentent l'étude des différentes formes de luxations articulaires. Ils incluent également une part importante consacrée aux pressions, ou percussions sur les "points vitaux" (Dian xue ou Dim mak).

Armes

Le travail des armes du Taïchi : maniement de l’Epée, du sabre, couteau, bâton(s) court(s) ou long(s)…

Les cours sont ouverts à tous, quel que soit l'âge (à partir de 16 ans), le sexe ou la condition physique. Si la pratique peut être exigeante physiquement, chacun travaille en fonction de ses capacités.

Les cours étant communs à l'ensemble des élèves, les étudiants avancés côtoient les débutants. Des groupes de niveau peuvent être créés à l'intérieur d'un même cours pour aborder certaines notions.

  • Tenue et matériel :

Pour le kungfu, une tenue spécifique est demandée. Renseignez-vous avant d'acheter. Elle peut être soit un kimono noir (croisé ou droit) avec une ceinture rouge, soit un t-shirt blanc de l'école et un pantalon noir.

Des chaussures de salle sont requises, ainsi qu'à minima une coquille de protection pour les hommes. Eventuellement, des gants de sac (type mitaines) pour certains exercices.

 

  • Déroulement d'un cours type :

- Jiben Gong traditionnels (voir notre rubrique)
- Travail des principes et techniques, d'abord seul puis avec partenaire(s)
- Applications dans un travail dynamique semi-libre ou libre (spontané), ou dans le système défensif
- Questions -réponses / explications
- Retour au calme / Recentrage.

 

  • Les règles "de vie" du daoguan (dôjô) :

Les règles évoquées dans notre page "Taïchi" revêtent ici toute leur importance. Vigilance, attention et respect mutuel, silence, harmonie, délicatesse sont en effet d'autant plus importants à ce cours, que leur négligence peut entraîner des blessures.

 

L'enseignement transmis dans cette école est celui d'Hérald Loygue, 3ème génération dans la filiation Cheng Man-Ching.

Hérald Loygue a débuté la voie de la souplesse en 1973. Il pratique le Taïchi chuan de la famille Yang depuis 1989.

Enseignant certifié en 1993, il enseigne sa propre compréhension, sa propre expérience du Taïchi, nourrie par de nombreuses rencontres auprès de maîtres de cette famille.

ENSEIGNEMENT DU LISHAN TAICHI CHUAN

  • LUNDI 19.00 : Cours de Forme (108) pour avancés - Dongfa - Tuishou - Hérald
  • MARDI 18.00 : Cours de TUISHOU pour débutant et intermédiaire - Emmanuel
  • MARDI 19.30 : Cours de SANSHOU pour débutant et intermédiaire – Emmanuel
  • JEUDI 18.00 : Cours de SANSHOU pour débutant/intermédiaire – Emmanuel
  • JEUDI 19.30 : Cours de FORME débutant – Baptiste
  • VENDREDI 18.30 : Cours enseignants – Hérald
  • VENDREDI 19.45 : Assise silencieuse JINGZUO - Hérald

Notre Kungfu ...

Hérald Loygue

Sifu Hérald Loygue a débuté les arts martiaux par le "grand Judo" auprès de M. Lebihan en 1973. Art de la souplesse qu'il pratiquera une dizaine d'années.

Il rencontre le " Kungfu " en 1983, boxe de la famille Hung puis Mizong, Yongchun et enfin Tang lang notamment à Taïwan auprès de Sifu Wang Chen-an, médecin traditionnel, qui lui donne le nom de Hao wu-qiang.  Fin des années 80, le maître malaisien Sigong Laï lui enseigne une forme du Shaolin Lohanpaï hérité du révérend Shi Gao Can, prêtre bouddhiste, maître de shaolin et médecin traditionnel. Il travaillera également avec d’autres maîtres comme P’ng Chye Kim de Penang, issu de la même lignée, ou encore Yang jwing ming de la grue blanche (baihequan)... 

Il a combattu sous différentes formes (kungfu, judo, kenpô, full contact, muay thaï) pendant une dizaine d’années, remportant plusieurs tournois nationaux et internationaux dans les années 80/90.

A partir de 1989, il étudie les boxes internes (Neïjiaquan),  Baguazhang, Xingyiquan, yiquan-dachengquan et Taï chi chuan auprès de différents professeurs.

Certifié en Xingyi quan de forme spontanée (ziranmen) et en Taïchi chuan de l'école Cheng man-ching, praticien en médecine chinoise, il se consacre aux soins et la transmission de son savoir au sein de sa propre école depuis 1996.