Le Tuishou ou « poussée des mains », dans notre famille est un bon moyen de vérifier si nous appliquons réellement les principes du tai-chi. Son objectif est le développement de la sensibilité tactile, de « s’oublier soi-même pour suivre l’autre » comme disent les classiques. 
Si tout le monde arrive à se détendre plus ou moins dans la forme, le face à face avec un partenaire réveille souvent de vieux démons… souvent plus ou moins bien déguisés sous l’apparence de notre tradition…
Résistance, réactivité, déséquilibre, mauvaise foi,…sont beaucoup plus fréquents qu’équilibre central, verticalité, douceur et relâchement…
Le Tuishou est un jeu mais il ne faut pas être mauvais joueur, bien comprendre les règles et l’objectif.
Il n’y a rien ici à gagner et tout à perdre.
Sinon à vérifier notre propre respect et application des principes et observer nos travers, nos penchants… voir si notre corps-esprit a été transformé ou si nous ne voulons tout simplement toujours ne pas perdre et dominer ou nous débarrasser de l’autre par nos frénétiques poussées.
L’enseignement du vieux Cheng préconisait d’investir dans la perte, de se tenir droit et détendu… quoi qu’il arrive…
L’objectif n’est donc pas de pousser l’autre mais de respecter les principes et de valider nos propres progrès sur cette voie… .
Marche-t-on sur le chemin du relâchement, de la souplesse et de la douceur ou sur celui de la dureté, de la résistance, de la tension déguisées ?
Si l’on veut aller plus en avant « la séparation des mains » ou sanshou est là pour ça … Rompre le contact et utiliser les qualités développées dans un travail plus ouvert, plus intense, plus libéré… Mais il ne faut pas tout mélanger.
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