Lishan Taichi….
Il y a de nombreuses visions, compréhensions, du tai-chi, de l’art de santé, à l’art martial en passant par la méditation en mouvement…
Et c’est bien ainsi.
Il nous faut juste, avec ce que nous faisons, ce que nous enseignons, être en accord, être cohérent.
Il n’est pas non plus utile de séparer ces trois aspects.
Il faut bien être en bonne santé, avoir l’esprit lucide et clair pour bien se protéger.
Et l’intensité de la pratique martiale favorise l’attention, la concentration, la disponibilité, la présence dans l’instant.
Le tai-chi est avant tout une philosophie pratique dont le cœur est la « non-résistance »…
Pour une transformation …
Une autre façon de parler de sa quête d’harmonie (he), d’adhérer au dynamisme des souffles, du vivant.
Contrairement aux sports de combat qui se fondent sur l’opposition et donc la nécessaire culture de la dureté, de la résistance et le renforcement de la forteresse, le Taichi fonde son travail, sur le relâchement, la souplesse, l’écoute de la structure, des intentions, des forces adverses, de la situation.
Sa philosophie s’enseigne pratiquement, corporellement par une transformation du corps (de taiji), une quête de la posture juste, du mouvement juste, d’un relâchement visant à retourner, transformer la situation.
Il ne faut pas oublier que les arts martiaux sont nés dans des contextes guerriers. Les derniers maîtres de ces arts ont participé activement aux dernières guerres comme le maître Huang par exemple.
Face au sabre, au couteau ou au fusil, on ne réagit pas comme sur un ring ou tatami…
Nous disons donc que la faiblesse peut être une force, celle de la souplesse, de la douceur et du relâchement …
De toutes façons, vieillissants, nous perdons nos capacités liées à la jeunesse, que sont la puissance, la vigueur et la rapidité et devons surtout développer d’autres leviers qui sont l’apanage de l’expérience, de la stratégie et de la maturité, comme les capacités d’écoute, de lecture de la situation, de qualité du regard, de tranquillité d’esprit…
On ne peut, par conséquent que développer, améliorer son attention, sa sensibilité, sa qualité d’enracinement, de connexion, la finesse de ses placements et déplacements, sa capacité d’absorption et de neutralisation.
Le Tai-chi en tant qu’ art martial fonctionne ainsi.
Mais de la pratique de l’opposition en intensité, on ne peut faire abstraction, si c’est cette voie que vous avez choisie.
Au moins pour nous défaire de nombreuses illusions et pour savoir de quoi nous parlons.
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