"Pratiquer le Taïchi
c'est apprendre à relâcher...."

Li Shan    T'aï Chi Chuan

T'aï Chi Chuan

3 cours / semaine

Les Lundis, mardis & jeudis

Le Taïchi Chuan est un art martial chinois interne ancré dans la tradition taoïste. Il se fonde naturellement sur la recherche de la Tranquillité, de l'harmonie et de la non-opposition. Il est une pratique-compréhension intime des lois universelles qui régissent la nature, et le vivant, dont nous sommes. Voie de réalisation, le Chemin qu'il emprunte est celui du relâchement, de l'équilibre et de la recherche de la douceur. Par le relâchement, la déprise physique, psychique, la transformation s'opère... nous revenons vers la complétude, l'authenticité, l'entièreté de notre existence. Par le geste répété, lent, rond, souple, fluide, le corps-esprit entre en unité au rythme d'un souffle apaisé. Peu à peu, pas à pas, nous atteignons la véritable détente, la véritable souplesse. Le Taï Chi se pratique sans tension ni raideur, en état de relaxation. Alors le Qi, énergie interne peut imprégner le corps et circuler harmonieusement conférant vitalité, bien être et Tranquillité.

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"Le Taichi est utile pour la santé, se relaxer ou se défendre,
mais avant tout le Taïchi est un tao, une manière d'être..."

 

Les principes du Taïchi Chuan

Il existe de nombreux styles de Taïchi Chuan ayant leurs propres spécificités et leurs propres principes... Voici quelques notions et principes commun à la pratique, quel que soit le style. Cette liste n'est bien-sûr pas exhaustive...

  • Centrage : La pratique accorde une importance fondamentale au fait d'être centré au Dantian (zone située légèrement sous le nombril)... "Laisser descendre le Qi au Dantian"...
  • Relâchement : Le Taïchi Chuan est entièrement fondé sur le relâchement, qu'il soit physique ou mental (comment pourrait-on séparer les deux !). Mais relâchement n'est pas mollesse. Il s'agit ici d'acquérir un "corps de taïchi", à la fois souple, dense, fluide et élastique...
  • Verticalité et alignement corporel : A travers la pratique des différentes postures, la recherche d'une certaine rectitude est l'une des clé de la pratique. Il ne s'agit pas ici de rigidité, mais d'un alignement corporel précis permettant une circulation harmonieuse de l'énergie.
  • Enracinement : Cette notion découle directement des trois précédentes. Etre enraciné signifie être capable d'utiliser la force "retour" de la terre permettant d'exprimer l'énergie (jin), en n'utilisant qu'une infime force musculaire.
  • Lenteur : Si le Taïchi s'exerce lentement, il n'est en rien un art lent, bien au contraire ! La pratique lente, relâchée et en conscience, permet d'affiner peu à peu l'ensemble des qualités sensorielles et proprioceptrices. Elle apporte non seulement une vigilance accrue, durable, mais également une meilleure vitesse de réaction.
  • Le travail particulier de la colonne vertébrale : Un travail spécifique de la colonne vertébrale, permet non seulement de développer une puissance importante dans l'expression des mouvements, mais contribue également à entretenir la santé, par les massages viscéraux et la stimulation des systèmes sympathiques et para-sympathiques qu'il comporte.
  • Force subtile (Jin) et non force grossière (Li) : L'ensemble des principes évoqués ci-dessus, permet peu à peu de développer l'usage d'une force plus "subtile" permettant de déployer, selon le célèbre adage taoïste repris par le Me Kano fondateur judo : "un minimum d'effort pour un effet néanmoins suffisant".
  • Réunion des 5 arcs : La pratique permet d'unifier les "5 arcs" : tronc, bras et jambes, afin de permettre l'usage du corps dans sa globalité et non de façon morcelée. Ainsi, c'est toujours l'ensemble du corps qui agit, quelle que soit la technique ou le mouvement, et aucune partie du corps ne bouge indépendamment du reste du corps.

 

COMPOSITION DE LA PRATIQUE


 

"L'image d'Epinal" du pratiquant de Taïchi Chuan, est souvent celle d'un papy chinois effectuant des mouvements lents en pyjama coloré dans un parc aux décors asiatiques... Au delà de cette caricature, le Taïchi est une pratique très cohérente et clairement codifiée, qui comporte différentes composantes, étudiées séparément afin de faciliter le processus d'apprentissage...

Ces différentes composantes sont abordées successivement durant une séance, ou parfois font l'objet de séances spécifiques (neïgong, applications martiales, tuishou...)

Jiben Gong : exercices racines


Les Jiben Gong sont les exercices fondamentaux qui vont préparer et façonner votre "corps de taïchi". Bien plus que des exercices préparatoires ou de simples "échauffements", ils contiennent l'ensemble des principes du Taïchi Chuan. Ouverture des méridiens, stimulation des cavités ("points d'acupuncture"), ajustements posturaux, renforcements musculaires et ostéo-articulaires.

Dan shi & Tao Lu : Postures et formes


Ce sont les pratiques statiques d'enracinement et la répétition lente des différentes postures et mouvements du Taïchi.

La répétition et l'approfondissement de ces mouvements et postures, réunies dans un enchaînement appelé "forme" (de 37 ou 108 postures) permettent peu à peu d'intégrer et "d'in-corporer" les différents principes physiques et énergétiques de la pratique.

Nianshou & Tuishou : Les "mains collantes"


Cette partie essentielle du permet de "valider" et mettre en évidence les principes du Taïchi chuan dans un travail avec un partenaire ayant pour objectif d'affiner la sensibilité tactile, l'écoute et la compréhension des mouvements... Qu'il soit codifié ou plus libre et spontané, le tuishou ne doit pas être considéré comme un exercice de "self-defense" ou d'opposition... Bien au contraire... Il s'agit ici d'apprendre à "s'oublier soi-même pour suivre l'autre"...

Sanshou : L'application martiale du Taïchi


"Sans le Chuan, il n'y a pas de Taïchi Chuan" insistait parfois le Me Cheng Man Ching. L'origine profonde du Taïchi Chuan est un art "guerrier"...

Même si la vocation première de la pratique n'est pas le combat (si ce n'est celui contre ses propres démons...), le Taïchi Chuan n'est pas complet s'il ne comporte cet aspect, qui permet souvent une prise de conscience de nos peurs, de nos blocages... ou évite de trop s'illusionner, permettant de garder les pieds sur terre...

Neïgong : Le travail interne


Il s'agit ici du travail de nutrition et de développement de l'énergie interne, encore appelée "Qi" et sans lequel le Taïchi Chuan serait une coquille vide. Il existe de nombreux types de "travail interne" ou "neïgong". que différents différents types de Qigong permettent de le développer.  Cepenandant, le Taïchi Chuan possède son propre neïgong spécifique.

Taïchi Jian : L'épée du Taïchi


L'épée du Taïchi est l'un des 3 piliers de l'école du Me Cheng Man Ching. Elle occupe donc également une place particulière dans notre école...

Le travail de l'épée en tant que prolongement du corps, accentue les paramètres de la pratique seul ou à deux, dans le dynamisme : centrage, déplacements, écoute, etc... Elle comporte en outre un caractère ludique et joyeux souvent apprécié par les élèves.

 

 

Origines & Maîtres


Selon la légende, que la création du Taïchi Chuan nous proviendrait du songe d'un sage taoïste chinois, Chang Sang feng, qui voyant le combat entre une grue et un serpent, aurait créé une pratique privilégiant la souplesse à la dureté, la fluidité à la raideur... entre le Xème et le XIIème siècle de notre ère... Selon les versions, selon les disciplines, le vainqueur de cette joute animalière aurait été l'un ou l'autre animal, selon que l'on souhaitait mettre l'accent et privilégier la rondeur et les circonvolutions du serpent, ou la légèreté et la vivacité du volatile...

L'on a également souvent coutume de distinguer les arts martiaux chinois issus du mont Wudang (donc Taoïstes), des arts de Shaolin, plutôt d'obédience bouddhiste... Le taïchi serait donc issu du courant "wudang".

On sépare également encore les pratiques dites externes, des pratiques internes, dont le Taïchi ferait partie...

Le Style Cheng (Man-Ching)


C'est le Taïchi de la filiation du Me Cheng Man-Ching qui est enseigné dans cette école.

Fondé sur la quête de la souplesse, de la douceur et du relâchement, sa caractéristique principale est peut être la douceur singulière qui se dégage d'une attitude corporelle souple et naturelle.

Initié à la méditation taoïste depuis son plus jeune âge, Me Cheng a su infuser dans son taïchi les grands principes de cette Voie du coeur qu'est l'alchimie taoïste.

S'il peut être dans l'urgence un moyen d'auto-défense, l'art du Taichi reste avant tout un art d'éveil et de Santé, une Voie de Simplicité et de Tranquillité.

Notre filiation


 

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Me Cheng Man Ching
Fondateur de l'école Shr Zhong

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Me Ke Chi Huang
Fondateur de l'école Li Zhong
Disciple direct du Me Cheng Man Ching (Taïwan)

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Me Chen Shi Jong
Fondateur de l'école Wuli
Disciple du Me Ke Chi Huang à Taïwan
Voir son interview

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Hérald Loygue
Fondateur de l'école Lishan
Enseignant certifié par le Me Cheng Shi Jong.
3ème génération dans la lignée Cheng Man Ching

"Le T’ai Chi Ch’uan n’est pas ma propriété.
Ce n’était pas non plus celle de mon maître.
Le T’ai Chi Ch’uan nous provient des Anciens.
Mesurez vous bien le sens de ces paroles ?

L’art n’est pas la création d’un seul individu.
Ce que nous appelons aujourd’hui T’ai Chi Ch’uan
est quelque chose qui s’est développé tout au long des générations.
Pour comprendre ce qu’est réellement le T’ai Chi Ch’uan,
il faut avoir un esprit extrêmement ouvert.

Avoir recours à des opinions arrêtées n’est pas une bonne attitude,
car, si vous pensez que votre propre conception est la seule valable,
vous êtes dans la même situation que la grenouille au fond d’un puits
qui pense percevoir l’intégralité du monde."

Cheng Manching

Comment débuter ?

Par un premier pas !

Le Taïchi Chuan est adapté à tous, quel que soit l'âge et la condition physique. Il ne réclame pas de pré-requis, si ce n'est motivation et persévérance, ce qui n'est déjà pas donné à tout le monde !

Passer la porte d'un daoguan (dôjô), revêt pour chacun différentes motivations : entretenir sa santé, retrouver un certain dynamisme, l'autoprotection ou une recherche plus philosophique...

Un cours d'essai gratuit est toujours possible, il suffit de nous contacter.

  • Tenue et matériel :

    Une tenue ample suffit, ainsi que des chaussures de salle (éviter les semelles noires). Pour les cours de "Taïchi Kungfu", une tenue spécifique ainsi que certaines protections sont requises. Voir notre page dédiée à cette discipline.

  • Déroulement d'un cours type :

    Dans notre école, les cours sont collectifs, mais l'enseignement est individualisé... Les pratiquants de longue date y côtoient les débutants... et chacun, selon ses lacunes ou ses qualités, doit perfectionner l'un ou l'autre des aspects de la pratique. C'est pourquoi les conseils et enseignements peuvent varier d'un élève à l'autre.
    Le cours est le moment privilégié pour venir chercher une information, perfectionner un mouvement pour ensuite le "digérer", par une pratique personnelle régulière chez soi. Sans cette pratique personnelle, malheureusement les progrès risquent d'être très longs...
    C'est pourquoi les cours débutent systématiquement par une série de questions-réponses permettant de clarifier les cours précédents.
    Par la suite, les Jiben Gong traditionnels (ou exercices préparatoires) précèdent les exercices spécifiques, seuls puis avec partenaire, avant un retour au calme et au silence.

  • Les règles "de vie" du daoguan (dôjô) :

    Quelques règles formelles ou informelles permettent le bon fonctionnement d'un daoguan, le bon déroulement des cours et une circulation sécurisée et harmonieuse... Les anciens pratiquants guident et renseigneront les débutants à ce sujet, mais d'une manière générale, respect mutuel, silence, harmonie, délicatesse, etc... doivent guider les gestes des étudiants...

L'enseignement transmis dans cette école est celui d' Hérald Loygue, 3ème génération dans la filiation Cheng Man-Ching.

Hérald Loygue a débuté la voie de la souplesse en 1973. Il pratique le Taïchi chuan de la famille Yang depuis 1989.

Enseignant certifié en 1993, il enseigne sa propre compréhension, sa propre expérience du Taïchi, nourrie par de nombreuses rencontres auprès de maîtres de cette famille.

ENSEIGNEMENT DU LISHAN TAICHI CHUAN

  • LUNDI 19.00 : Cours de Forme (108) pour avancés - Dongfa - Tuishou - Hérald
  • MARDI 18.00 : Cours de TUISHOU pour débutant et intermédiaire - Emmanuel
  • MARDI 19.30 : Cours de SANSHOU pour débutant et intermédiaire – Emmanuel
  • JEUDI 18.00 : Cours de SANSHOU pour débutant/intermédiaire – Emmanuel
  • JEUDI 19.30 : Cours de FORME débutant – Baptiste
  • VENDREDI 18.30 : Cours enseignants – Hérald
  • VENDREDI 19.45 : Assise silencieuse JINGZUO - Hérald

"Le Taichi n'est pas quelque chose à faire, quelque chose que l'on ajoute à sa journée... c'est rentrer chez soi et vivre à partir de là... Ultimement, chacun ne peut faire que sa propre expérience, son propre Taïchi..."

H.L