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LISHAN CROSSADA DESTREZA ESKRIMA : Une filiation traditionnelle enseignée à Caen !

LISHAN CROSSADA DESTREZA ESKRIMA : Une filiation traditionnelle enseignée à Caen !

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Aux confluents de l’Orient et de l’Occident, existe un noble art chevaleresque : L’eskrima… dont nous avons la chance d’avoir une transmission issue d’une filiation traditionnelle ici, à Caen !

Fondé sur la géométrie des actions, placements et déplacements, l’Eskrima est organisée selon de nombreux codes, principes et nomenclatures de l’ancienne escrime occidentale. Elle propose de débuter la pratique par le travail des armes, principalement le bâton de ratan (double, simple), pour aller ensuite vers le travail à mains nues. L’Eskrima se pratique principalement sous forme de flots codifiés ininterrompus qui permettent de développer la sensibilité tactile et le sens de l’enchaînement.

Faisons connaissance de cet art, en détails.

Historique des arts martiaux philippins

Historique des arts martiaux philippins

(Sources : FFKDA)
Influences:


Durant la dynastie Tang au 9ème siècle, existaient des relations commerciales entre la Chine, la péninsule Malaise et les Philippines. A cette époque, les commerçants et immigrants de Chine amenèrent aux Philippines leur système de combat, le Kuntao Hakka. Ces systèmes, tout comme le Silat Malais, auront fortement influencé les Arts Martiaux philippins.

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Majapahit :


Deux principales vagues migratoires suivirent, la première sous l’Empire Srividjayan), et la seconde à la fin du 13ème siècle sous l’Empire Majapahit. Ces immigrants sont les ancêtres des Philippins musulmans de Mindanao et de Sulu. Au cours du 13ème siècle, l’Empire Javanais Majapahit s’étend jusqu’aux îles Maharlikas (nom des îles Philippines avant l’invasion espagnole).

Les guerriers Majapahit pratiquent alors leurs styles de Pencak Silat, le Tjakalele Silat indonésien et le Silat Melayu malaisien. Le Majapahit fut l’âge d’or de la culture malaise, comprenant les régions appelées aujourd’hui l’Indonésie, la Malaisie, Brunei, le sud de la Thaïlande, le Cambodge, et les Philippines.


Les arts du Majapahit (arts martiaux du sud est asiatique):


Ces arts comprennent :

  • Les Arts Martiaux philippins (Kali, Arnis, Eskrima, Silat Kuntao)
  • Le Pencak Silat indonésien
  • Le Seni Silat malaisien
  • Le Muay Boran (boxe Thaï Traditionnelle)
  • Le Krabi Krabong (système d’armes Thaï)
  • Le Tomoi (boxe Malaisienne traditionnelle)
  • Le Myanma yuya louvi (boxe birmane traditionnelle)
  • Le Bokator cambodgien

L’influence Espagnole :


En 1543 commença la colonisation des îles Maharlikas par les Espagnols, qu’ils nommèrent Philippines en hommage au Roi Philippe II d’Espagne. Les Espagnols rencontrèrent de grandes difficultés dans leur volonté de soumettre les habitants de ces îles. Ils durent avoir recours à leurs armes à feu pour faire régner l’ordre nouveau. Ainsi, les îles ne furent sécurisées qu’en 1570.

Lorsque la domination espagnole fut finalement établie, les conquérants voulurent bannir l’enseignement des arts martiaux, et en 1764, le port des armes blanches fut interdit dans le but de faire cesser les attaques de soldats espagnols. Les arts guerriers rentrèrent alors dans la clandestinité.

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Illustration du fameux Roi Lapu Lapu, qui vainquit Magellan lors de l'invasion des Philippines par les espagnols


L’art du combat refit peu à peu surface, d’abord sous forme de danses rituelles, appelées «Sinulog» ou «Karenza». Durant plus de trois cents ans d’occupation, de nombreuses escarmouches et batailles opposèrent colons et autochtones. A partir de ces expériences et d’observations, les systèmes de combat philippins évoluèrent, de plus en plus influencés par les techniques espagnoles et des autres mercenaires européens (Italiens et Français). Mais ce fut surtout l’art de la rapière (épée) et de la dague qui eut la plus grande influence. On peut encore retrouver, dans de nombreux styles, les techniques d’ « Espada y Daga » sous la forme d’exercices avec un bâton et un couteau, ou d’une arme longue couplée avec une arme courte, ainsi que dans l’utilisation des angles d’attaque et dans certains concepts tactiques de déplacements et de distances. Cette influence se retrouve aussi dans l’utilisation importante de l’espagnol pour de nombreux termes techniques utilisés dans l’enseignement.

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Indépendance des Philippines :


Après la déclaration d'indépendance de la République des Philippines le 4 juillet 1946, les arts de combat perdirent quelque peu de leur importance. C'est seulement au sein de quelques familles que l'art du combat philippin a continué à être pratiqué et enseigné. Après la seconde guerre mondiale, de nombreux Philippins émigrèrent en Amérique, notamment à Hawai et en Californie où ils continuèrent à pratiquer et à transmettre l’art de leurs écoles.
Aux Philippines, les arts martiaux traditionnels vont également se structurer. En 1954 l’Arnis est enseigné dans les lycées de Manille. En 1957 Placido Yambao, vétéran de plusieurs combats au stade olympique de Manille, écrit le premier livre sur L’Arnis.
Ce n’est qu’en 1969 que l'existence des arts martiaux philippins fut révélée aux occidentaux par Donn F. Draeger et Robert W. Smith dans Asian Figthing arts.

En 1980, Dan Inosanto présentera un ouvrage sur les arts martiaux philippins qui touchera un large public. C’est aussi à partir de cette époque que l’on commence à désigner cet art martial sous le nom de «Kali-Eskrima».
Les arts martiaux philippins commencèrent à se développer aux Etats- Unis puis au niveau mondial notamment grâce aux recherches, et à l’influence de Dan Inosanto.

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Hérald Loygue avec Dan Inosanto


En Europe et en France L’année 1970 voit la création de la World Escrima Kali Arnis Federation (WEKAF) et qui donnera lieu au premier championnat du monde à Cebu City en 1989.
Toujours dans cette volonté d’organisation et de développement c’est la création de l’« European Kali Arnis Eskrima Federation » EKAEF, présidé par Bob Breen, l’un des tout premier élève européen de Dan Inosanto et pionnier du Kali et du Jeet Kune Do en Europe.
C’est donc dans les années 80 que les représentants des différentes écoles et style formèrent les premiers instructeurs européens qui allaient faire connaître ces disciplines au grand public.
Dès lors, les élèves instructeurs français des différents experts mondiaux et européens vont participer du développement et de la notoriété de ces disciplines en ouvrant des clubs, en organisant des séminaires et la venue d’instructeurs de renommée, travaillant ainsi à organiser la pratique sur le sol français.
De ces initiatives vont naître différentes structures visant à développer la discipline.

Parmi les nombreux styles ont peux citer :

• De Querdas

• Kali Illustrisimo

• Cabales Serrada Eskrima

• Inayan Eskrima

• Lameco Eskrima

• Balintawak

• Doce Pares

• Kali Villabrille

• Kali Sikaran

• Silat Kuntao

• Cinco T erro

• Kali / JKD

• Kali De Leon

• Lacoste Kali

• Modern Arnis

• Kombatan

Historique des arts martiaux philippins à Caen

Historique des arts martiaux philippins à Caen


Par Hérald Loygue.


J’ai découvert les arts martiaux philippins auprès de Guro Jeff Espinous (fondateur du kali Sikaran) en 1989 à Paris. J’étais alors instructeur en Kungfu-Kuntao. Il enseignait à Paris.

La fluidité, la rondeur, la grande cohérence entre le travail des armes et le travail à mains nues du style m’ont tout de suite séduit. Toutes les distances s’enchaînaient en flots continus. C’était beau, d’une grande liberté et d’une redoutable efficacité…

Je me suis donc formé au sein de la European Kali Arnis Eskrima Fédération au sein de laquelle j'ai obtenu mon diplôme d’instructeur en 1992.

J’ai pris des cours avec J. Espinous sur Paris, puis l’ai fait venir à Caen. Peu à peu, je l’ai assisté dans ses séminaires en France et à l’étranger.

L’EKAEF était une organisation qui regroupait plusieurs styles majeurs d’arts martiaux philippins dont principalement : modern arnis, balintawak, kali JKD, et l’Inayan eskrima, art qui allait devenir mien.

La deuxième personne qui m’a le plus influencé dans mon travail est le Me Inosanto.

L’élégance en plus de tout ce que nous avons dit précédemment. La facilité, la fluidité, la grande liberté… J’ai suivi son système quelques années avec l’un de ses instructeurs. Mais il faut bien se concentrer sur une pratique et ce fut l’Inayan eskrima.

J. Espinous organisa un séminaire avec son fondateur Suro Inay sur Paris.

Ce fut une révélation pour moi à l'époque. Tradition, beauté, Simplicité, efficacité…

Ce fut ma troisième grande rencontre.

J. Espinous me proposa de me le présenter lors d’un repas durant lequel ce dernier m’invita chez lui à San Jose, Californie. Me Inay, successeur des grands Mes Cabales et Sarmiento, était à la fois très impressionnant dans son travail, mais surtout très ouvert de cœur, avec beaucoup d’humour et de générosité. On était loin des portraits glauques souvent présentés dans ces arts …

Ni une ni deux, on organise le séjour avec J. Espinous. Je me prépare comme il se doit pour l’occasion. Nous nous rendons en Californie où j’assiste dans le même temps J. Espinous pour quelques séminaires qu’il dispense de sa synthèse personnelle : le Kali Sikaran.

Je m’entraîne chez Suro Inay tous les jours pendant un mois, et avec deux de ses principaux disciples : Jon Ward et Emmanuel Hart (fondateur de linayan system 3), y passe mon examen d’instructeur avec succès. Des liens d’amitiés se tissent… qui nous conduiront, principalement avec Emmanuel, à nous revoir de nombreuses fois en France par la suite.

Me Inay me demande officiellement de devenir son représentant pour la France afin de développer son école et me demande de participer à l’élaboration du Panantukan (boxe) de son Kadena de mano.

Inutile de dire que ce fut un immense honneur et une grande reconnaissance pour moi.

A mon retour, je commence à promouvoir l’Inayan Eskrima en France et en Allemagne lors de séminaires et suis proposé à la présidence de la fédération Française de kali arnis eskrima.

Nous tentons d’organiser les arts philippins en France. Mais c’est un peu un panier de crabe, ou chaque école s’oppose aux autres (ce qui a d’ailleurs permis  aux espagnols de conquérir les Philippines…), ces querelles de clocher finissent par me faire capituler.

Le décès brutal de Me Inay d’une crise cardiaque à 50 ans m’a profondément interrogé sur l’aspect "santé" de la pratique de ces arts (les maîtres Sulite et Lucay ont subi le même sort…).

Devant les problème de succession de l’école Inayan, je décide qu’il est temps pour moi de suivre à mon tour mon propre chemin et de fonder ma propre école en 1996.

Mon art s’est également nourri de nombreuses rencontres dans des traditions du sud-est asiatique proches, comme celle du royaume du Siam, le grand Muay Thai : un art noble, exigeant, sans concession, qui m’a conquit. L’engagement y est total, il y faut du cœur, de l’énergie, de l’humilité. Combattre dans un art sans concession était une épreuve nécessaire. L’importance n’est pas de gagner ou de perdre, mais d’avoir du cœur…

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Le Noble Art du Muay Thaï

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J.Espinous du Kali sikaran invité à Caen en 1997


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Hérald Loygue chez le Me Inay en Californie

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E.Hart de l’Inayan eskrima invité par H.Loygue à Caen en 1998.


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Hérald Loygue & Emmanuel Hart

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T.Bisio du San Miguel eskrima invité à Caen en 2012


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La filiation : Lishan Destreza Crossada Eskrima

Filiation :

GM Sarmiento

Kadena de Mano

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GM Cabales

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Suro Inay

Inayan Eskrima

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Herald Loygue

Instructeur Kali Eskrima EKAEF - 1996 - Instructeur Inayan Eskrima ITO - 1997

Les caractéristiques du Lishan Destreza Crossada Eskrima

Crossada Destreza Eskrima.

L'héritage technique de notre école est la transmission du Maître Inay, de l'Inayan Eskrima, bien qu'il ait été nourri également par les écoles des maîtres Lacoste et Villabrille, via le Me Inosanto. Suro Inay a été le successeur des maîtres Angel Cabales de la Serrada Eskrima, Maximilio Sarmiento du Kadena de mano et Leo Giron du Largo mano.

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Hérald Loygue & Suro  Inay, san josé, 1997

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Me Cabales & Me Sarmiento

Hérald Loygue a choisi le terme Destreza pour son école, afin de mettre l'accent sur notre héritage occidental de l'escrime, souvent « oublié » dans les arts philippins (on peut comprendre...). Cet héritage occidental est au coeur même de notre eskrima.

Nous allons donc présenter rapidement l'origine de cette école et voir combien elle peut parler à tous les Eskrimador.

Jerónimo_Sánchez_de_CarranzaLa Destreza (Verdadera Destreza de las armas) est une méthode d'escrime crée par l'hidalgo Don Jeronimo Sanchez de Carranza en 1569. Militaire issu de la petite noblesse espagnole, il pose, dans sa "Philosophia de las armas", les fondements d'une escrime fondée sur le cercle et la géométrie ,qui veut se distinguer de l'escrime dite "vulgaire" de l'époque.

Fils de Pedro Carranza, majordome du roi Philippe I, et le frère du célèbre archevêque de Tolède, le dominicain Bartolomé de Carranza.

Membre de l'ordre militaire « Santiago de la Espada », Jerónimo de Carranza est au service du duc de Medina Sidonia avec lequel il participe à la repression d'une rébellion en Algarve dans les années 1580. Il est alors Comendador (Commandeur) de l'Ordre militaire dans la ville de San Lúcar de Barrameda.

C'est en 1582 qu'il publie son ouvrage sur sa méthode d'escrime "Philosophia de las armas".

Son système basé sur la théorie du "cercle magique", est marqué par la pensée de Raymond Lulle et Giordano Bruno. Il peut être considéré comme une forme de "magie naturelle à l'usage des armes".

Le système d'escrime de Carranza sera repris par son disciple Pacheco de Narváez et importé en France par Thibaut d'Anvers. L'escrime française subira l'influence de Carranza en conservant la notion de Tacto (le tact), qui deviendra une spécificité française sous le nom de sentiment du fer.  (Source : wikipedia)

Cet humaniste tient à faire sortir l'escrime de son empirisme pour en faire une discipline fondée sur les mathématique et la géométrie. Ce qui lui vaudra le surnom d'escrime euclidienne.

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Euclide, mathématicien de la Grèce antique

En quoi cela nous concerne-t-il, nous pratiquants d'Eskrima philippine ?

Et bien directement ! Ce sont ces principes dont nous avons hérité !

Nos systèmes d'angulations en croix, de protections en secteur, nos déplacements géométriques en triangle et en cercle, nos distances de combat : largo, medio, corto distancia, nos crossada, karanza, ...,  jusqu' à notre salut genou à terre, mains en croix... ont directement été hérités de cette escrime du XVIIème siècle arrivée peu après la mort de Magellan en Philippines.

Comment ne pas s'intéresser à de telles racines ?

La Destreza est une escrime réfléchie, fondée sur le cercle..

Dans le combat duel, la science doit l'emporter sur la passion. L'objectif est de rester en vie, plus que de donner la mort. La mort de l'adversaire n'est pas une fin en soi. Elle peut arriver, mais n'est ni nécessaire, ni recherchée. On cherche avant tout à se protéger, la contre-attaque sera donc proportionnelle à l'attaque et l'accomplissement suprême consiste en la neutralisation par le désarmement de l'adversaire.

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Diagramme de déplacements issu de l'ouvrage de Don Louis Pacheco de Navaez - 1625 . Source : librairie nationale de Madrid

Ainsi le Diestro (le pratiquant de la Destreza), témoigne de sa supériorité tant technique que morale en protégeant la vie.

La diffusion de la Destreza restera néanmoins réservée à une élite de la noblesse. Elle nécessite en effet des connaissances peu accessibles à l'époque, comme celles d'Euclide, des théorèmes de Thalès et de Pythagore.

La caractéristique technique globale de la Destreza est dans la formation d'une forteresse géométrique toute en construction d'angles, de mouvements, de plans, et positions que l'on essaie de respecter dans le combat. On pourrait rapprocher la Destreza des échecs.

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Ce que répète sans cesse notre maître d'armes, « on ne défend pas contre une technique, on protège un angle de la forteresse... ».

La Destreza choisit le cercle plutôt que la ligne droite. Grâce au pas circulaire, le Diestro peut ouvrir de nouvelle ligne d'attaque.

Autre caratéristique qui nous parle directement : tous ces principes sont applicables à tous les systèmes de combat avec ou sans armes. C'est là le grand point fort des arts dits philippins : l'application à mains nues (de kadena, panatukan, sikaran,...) de tous les principes de l'arme.

Il ne faut pas oublier que la Destreza est une escrime de duel et non une escrime sportive. Elles suit les logiques des arts martiaux traditionnels non sportifs, donc non contaminés par les dérives sportives et compétitives, dont la plus évidente reste l'attaque simultanée que l'on peut voir en escrime sportive, qui se solderait par « la prise des deux veuves », c'est à dire la mort des deux assaillants.

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L'escrime de duel est une escrime de contrôle : il faut éviter à tout prix d'être touché, blessé. D'où l'accent mis sur le prima du système défensif. La logique interne est défensive.

L'enseignement de base dans cette école vise à l'acquisition du système défensif à appliquer stricto sensu. Une fois sûr de son système défensif, on peut envisager sereinement la contre-attaque voire, le désarmement.

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Quelques principes de  l' école  Destreza :

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  • Eviter toute blessure
  • Fermer le plan vertical
  • On ne se fend pas, on évite tous les grands pas
  • Prendre l'angle avant la distance (avant les changements de distances)
  • La garde comme un cône de protection en avant du corps
  • Toujours être en mouvement
  • Savoir céder
  • Observer l'adversaire
  • Ne jamais reculer en ligne droite,
  • Identifier les caractéristiques de l'arme adverse
  • Etre patient
  • Travailler sans force
  • On ne commence jamais une technique en dehors du medio distencia (medio de proporcion)
  • Chercher le maximun de contact avec la lame adverse,
  • Accompagner le mouvement d'épée avec le corps
  • Toujours garder l'intention de déplacement en direction de l'adversaire.

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Composition du Lishan Destreza Crossada Eskrima

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L'Eskrima d'Hérald Loygue se compose d'exercices préparatoires, de principes et de coupes, de maniements, déplacements spécifiques, puis de l'étude de 5 styles majeurs par la suite unifiés dans un style global intégrant les 5 principes.

C'est l'un des sens du blason de notre école, où la fleur à 5 pétales  "quintefeuille" (blason familial),  symbolise les 5 écoles réunifiées en une seule : le cercle vide central. Les deux léopards font référence à la Normandie et à l'influence chinoise de notre école.

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Les cinq styles majeurs d'Eskrima transmis par le Me Inay :

  • Sinawali : le style des armes doubles.
  • De cuerdas : le style ouvert coulant.
  • Kadena de mano : la "chaine des mains",  dague et main nue.
  • Largo mano : le style long (arme longue)
  • Serada : le style court et fermé, spada y daga

Les 7 styles qui composent l'école aujourd'hui :

  • Serrada, l'escrime à courte distance
  • Kadena de mano, travail de sensibilité tactile issu de la dague (daga)
  • Pangamut, arts de la boxe (panantukan) et de la lutte (dumog)
  • Largo Mano, l'escrime à distance longue
  • De Cuerdas, l'escrime d'ouverture
  • Sinawali, le travail à deux armes
  • Sibat Bankow, le long bâton ou la lance

Si cette discipline vous intéresse, vous êtes invité à participer à un “atelier” d’initiation à l’eskrima :

Le Mardi 23 octobre 2018
de 18h30 à 20h30

Avec Emmanuel
(gratuit pour les adhérents – 15€ pour les non adhérents)
(vacances scolaires – Les cours habituels s’interrompent)

Quelques images de ce qui vous attend !

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