Pourquoi pratiquer le Taïchi Sanshou ?

Pourquoi pratiquer le Taïchi Sanshou ?

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formeooooo sifu et moi

Article publié le :
15 août 2020

Par Emmanuel


L’image d’Epinal du Taïchi Chuan l’apparente plus à une gymnastique lente et bizarre, faite dans les parcs en pyjama par des “ménagères de plus de 50 ans”, qu’à un “art guerrier” !

Par conséquent, si l’on est intéressé par l’aspect martial, le Taïchi Chuan n’est pas vraiment la première idée qui vient en tête !

Pourquoi donc irions-nous donc pousser la porte d’un Guan (=dojo) de Taïchi pour apprendre un “art martial” ?

Dans notre école, toutes les disciplines sont étroitement liées les unes aux autres.
Les mêmes bases théoriques, historiques et culturelles les relient, mais aussi bien-sûr sur les mêmes principes corporels, notamment la recherche du relâchement et de la douceur.

Les principes, la structure technique, le travail énergétique (intention, travail du Qi) sont surtout abordés dans les cours de Forme et de Taïchi Chikung, avec un travail spécifique d’écoute et de sensibilité tactile mis en évidence dans le Tuishou…

Mais que serait le Taïchi, sans éprouver toutes ces notions dans une pratique moins “consensuelle”, face à un opposant moins compréhensif, dans une situation où stress et incertitude sont plus importants ? Que serait le Taïchi sans le “chuan” (=la “boxe”) ?

Appelée improprement “kungfu”, l’application martiale de notre Taïchi, comporte différentes facettes :

  • Etude des postures, déplacements et placements,
  • Etude des principes corporels et des principes d’action (adhérer, écouter, coller, suivre, transformer, neutraliser, émettre…)
  • Etude des différentes stratégies et rythmes (suivre ou rencontrer la force, esquiver, anticiper ou se laisser surprendre…)
  • Etude des Qinna shu (clés, luxations, étranglements et percussions sur les points vitaux), etc…

Tout l’intérêt de cet aspect martial du Taïchi réside en fait ici : Que deviennent nos grands principes, lorsqu’ils sont éprouvés au feu de la confrontation et de l’adversité ?

Si le Taïchi doit (et peut !) se montrer utile en cas d’agression, pour ce faire, sa pratique doit être cohérente et pragmatique. Agir pour défendre sa vie ou celle de ses proches nécessite d’apprendre à agir correctement, sans hésitation, de façon rapide, souple et efficiente. Mais la pratique propose avant tout de rester maître de soi, d’éduquer corps et esprit afin de peu à peu maîtriser notre propre peur, notre stress, contrôler notre propre violence.

Aiguiser sa vigilance, sa conscience du geste juste, ne pas se tétaniser en cas de danger, rester droit et détendu, utiliser la force adverse… malgré la situation d’urgence ou de surprise… sont autant de portes que propose la pratique, qui bien évidemment ne demande qu’à être transposée aux multiples petites agressions ou perturbations rencontrées dans notre vie quotidienne.

Le but final de la pratique n’est pas la destruction de l’autre, mais plutôt la victoire sur nos “ennemis intérieurs”.

Le vrai “challenge” ici, nous dirions plutôt le “chemin” (=tao), est surtout d’apprendre à recevoir une situation “adverse”, quelle qu’elle soit (ce peut être une simple dispute ou contrariété…), sans perdre notre droiture, notre souplesse, notre intégrité…

Et en ce moment, nous en avons de multiples occasions !

Rendez-vous en septembre !

Emmanuel

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