Le Taïchi et les pathologies, selon l’université d’Harvard

Le Taïchi et les pathologies, selon l’université d’Harvard

 Le 08 octobre 2014

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Le dernier article sur les “tomates Qigong” nous incitait à pratiquer régulièrement le Qigong pour ralentir le vieillissement… Cet article de la prestigieuse université d’Harvard, vante à présent les mérites du Taïchi, en tant que traitement de pathologies courantes…

A découvrir ci-dessous :


Associé au traitement ordinaire, le taïchi s’avère utile contre plusieurs pathologies.

A titre d’exemple :

  • IMG_8519L’arthrite :

Dans une étude sur 40 personnes à l’Université de Tufts, présentée en octobre 2008 à un meeting de l’Université Américaine de Rhumatologie, une heure de taïchi deux fois par semaine pendant 12 semaines a davantage réduit la douleur et amélioré l’humeur et les capacités physiques de personnes qui avaient de sérieux problèmes d’arthrose aux genoux que des exercices de stretching ordinaires. Selon une étude coréenne publiée en décembre 2008 dans “Médecine Complémentaire et Alternative Approuvée”, huit semaines de cours de taïchi suivies de huit semaines de pratique à la maison ont amélioré la souplesse et ralenti le processus de la maladie de patients atteints de spondylarthrite ankilosante, une forme d’arthrite inflammatoire douloureuse et débilitante qui touche la colonne vertébrale.

  • Faible densité osseuse :

Un compte rendu de six études contrôllées du Dr Wayne et d’autres chercheurs d’Harvard indique que le taïchi serait un moyen sûr et efficace de maintenir la densité osseuse chez les femmes post-ménopausée. Une étude contrôlée sur le taïchi chez les femmes atteintes d’ostéopénie (réduction de la densité osseuse moins importante que l’ostéoporose) est en cours au Centre de Recherche Osher et au Centre Médical Diaconesse Beth Israël de Boston.

  • Le cancer du sein :

Le taïchi a démontré un potentiel certain dans l’amélioration de la qualité de vie et des capacités fonctionnelles (aptitude physique à effectuer des activités quotidiennes normales, telles que le travail ou des exercices) chez les femmes souffrant du cancer du sein ou des effets secondaires du traitement contre le cancer du sein. Par exemple, une étude de 2008 à l’Université de Rochester, publiée dans Médecine et Science du Sport, a découvert que la qualité de vie et les capacités fonctionnelles (dont la capacité aérobique, la force musculaire, et la souplesse) s’étaient améliorées chez des femmes atteintes du cancer du sein qui ont pratiqué 12 semaines de taïchi, alors qu’elles déclinaient chez un groupe témoin qui ne recevait qu’une thérapie de soutien.

  • Maladie cardiaque :

Une étude sur 53 personnes à l’Université Nationale de Taiwan a découvert qu’une année de taïchi augmentait la capacité à s’exercer, diminuait la tension artérielle, et améliorait les niveaux de cholestérol, de triglycérides, d’insuline et de protéine C-réactive chez les personnes à haut risque de maladie cardiaque. Cette étude, qui a été publiée dans la revue Médecine Alternative et Complémentaire de septembre 2008, n’a trouvé aucune amélioration dans un groupe témoin qui ne pratiquait pas le taïchi.

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  • Insuffisance cardiaque :

Lors d’une étude pilote sur 30 personnes à l’Ecole de Médecine d’Harvard, 12 semaines de taïchi ont amélioré la capacité de marcher et la qualité de vie des participants. Cela a également réduit les niveaux sanguins de protéine natriurétique de type B, un indicateur d’insuffisance cardiaque. Un test contrôlé sur 150 patients est en cours.

  • Hypertension :

Dans un compte rendu de 26 études en anglais et en chinois publiées dans Cardiologie Préventive (printemps 2008), le Dr Yeh a rapporté que dans 85% des tests, le taïchi réduisait la tension artérielle – avec des améliorations allant de 3 à 32 mm Hg pour la tension systolique et de 2 à 18 mm Hg pour la tension diastolique.

  • IMG_8530La maladie de Parkinson :

Une étude pilote sur 33 personnes de l’Ecole de Médecine de l’Université Washington de St. Louis, publiée dans Démarche et Posture (octobre 2008), a découvert que des personnes atteintes de la maladie de Parkinson à un degré léger et d’autres à un degré relativement sérieux ont montré une amélioration de leur équilibre, de leur capacité à marcher et de leur bien-être global après 20 sessions de taïchi.

  • Troubles du sommeil :

Dans une étude faite à l’Université de Californie (Los Angeles) sur 112 adultes âgés en bonne santé avec des problèmes de sommeil modérés, 16 semaines de taïchi ont amélioré la qualité et la durée de leur sommeil de manière plus significative qu’avec les séances sur le sommeil ordinaires. Cette étude a été publiée dans l’édition de juillet 2008 de la revue “Dormir”.

AVC. Chez 136 patients qui avaient eu un AVC au moins six moins plus tôt, 12 semaines de taïchi ont davantage amélioré leur équilibre en position debout qu’un programme d’exercices général qui implique respiration, étirements, mobilisation des muscles et des articulations solicités pour s’assoir et marcher. Ces résultats ont été publiés dans l’édition de janvier 2009 de Neuroréadaptation et Réparation Neurale.


Source : “Harvard Health Publications – Harvard Medical School“, Mai 2009.

Remerciements à Maxime Pour la traduction.



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