L’entraînement au sac de frappe

  • Les outils de la pratique

“Face au sac, comme face à l’adversaire,
on est simplement face à soi…”

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Quand arrive un sac de frappe dans une école de Taïchi… Les réactions sont souvent interrogatives et variées…

Des regards avides de ceux contents de pouvoir enfin se défouler, se sentir, s’éprouver… aux regards inquiets de ceux qui considèrent qu’un objet de violence n’a pas sa place ici… bref, chacun en fonction de ses peurs, de son histoire, de ses désirs, de ses idées sur la pratique … voit l’objet en question à partir de ses lunettes colorées, de son propre cœur.

Ainsi vont nos vies !

Dans l’image collective, l’entraînement au sac de frappe ne consiste le plus souvent qu’à frapper jusqu’à épuisement. On y cherche uniquement la puissance…

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(Salle d’entrainement du Me Inay – San José, californie – 1997)

Mais le sac ne donne rien, n’offre rien, comme un maître, il renvoie simplement ce que nous lui offrons : Nos imperfections, notre besoin de se défouler, nos frustrations, …

Pour la pratique d’un art martial, l’entraînement au sac offre cependant plusieurs possibilités de travail.

De façon général il permet de s’ entraîner lorsque l’on est seul : Il permet de développer des qualités physiques de puissance, de rapidité, notre placement, appui, centrage, notre condition physique, notre endurance…

Il devrait pourtant être tout autant pratiqué comme un outil favorisant un meilleur placement corporel des différents segments osseux (poignet, coude, épaule/ corps – relation membres inférieurs, membres supérieurs…).

Il permet également de travailler ce qui est développé dans le travail seul au niveau de la globalité corporelle, de développer le sens du centrage, de la juste mobilisation des appuis.

Beaucoup d’erreurs classiques peuvent y être corrigées, comme celle de tomber sur ses coups, de confondre frapper et pousser, d’armer ses coups trop en arrière des épaules, d’apprendre le relâchement pour une meilleure explosivité, de mieux sentir la participation du dos et des jambes dans le travail…

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Une mauvaise pratique amène rapidement des traumatismes multiples au niveau des attaches tendineuses ou des articulations, fragilisées par un travail trop tendu, excessif…

Les pratiques traditionnelles ont toujours accompagné le travail des endurcissements par des onguents, cataplasmes de plantes, permettant d’éviter les séquelles d’une mauvaise pratique.

Dans la pratique, de façon générale :

1°) On commencera toujours par l’ échauffement général, puis celui des parties qui vont le plus travailler, en restant attentif au fait qu’avoir chaud n’est pas être chaud…

2°) Vient ensuite le temps du travail technique de placement corporel et le respect des principes d’action : compression, travail des appuis, de la colonne vertébrale, relâchement de la ceinture scapulaire, placement de la nuque, travail de la respiration…

3) Puis vient le temps de l’ajout de la puissance et du rythme, sans tomber sur le sac, en respectant les distances, les placements corporels : on varie les hauteurs, les distances, les séquences : avancer, sortir, tourner…

4°) Enfin le retour au calme et à la fluidité.

5°) On clôturera le tout par les étirements et mobilisations des articulations qui ont souffert…

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(entrainement aux ‘pao’ avec l’entraineur Daniel Guillet – 1992)

C’est avant tout ‘la leçon’ avec le professeur qui va donner le plus de fruits et permettre à l’oeil extérieur de corriger les défauts techniques, posturaux, dans le travail.

Le sac de frappe n’est qu’un outil d’entraînement : il ne peux bien évidement pas remplacer un vrai entraînement complet et ne vient que compléter le travail de la classe.

Etre capable de frapper correctement un sac ne garantit pas que vous pourrez frapper un adversaire de la même manière…

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Bon entraînement.

Sifu Herald

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Conformément au décret n° 2021-1521 du 25 novembre 2021 modifiant le décret 2021-699 définissant les règles applicables en raison de la situation sanitaire, le port du masque est de nouveau obligatoire dans tous les établissements recevant du public (ERP) y compris les équipements de plein air. 

Il n’est pas obligatoire durant la pratique sportive.

Par ailleurs, nous attirons votre attention sur le fait que la durée de validité des examens permettant de présenter un passe sanitaire valide (dépistage RT-PCR ou antigénique et autotests réalisés sous la supervision d’un professionnel de santé ne concluant pas à une contamination par la covid-19) est passée à 24h depuis le 29 novembre.